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  • Luxury at your fingertips

Le savoir-faire normand à la conquête du monde !

Lorsque vous voyagez de par le monde, si vous dites « je suis français », quelques images se bousculeront dans la tête de votre interlocuteur. Des images d’Épinal comme la baguette, le béret et la grenouille.

Et quel serait le Vêtement-Epinal ? Il y a quelques mois de cela, en séjour à Milan chez une amie, je lui faisais part de mon interview du dirigeant de Saint-James, Luc Lesénécal. « Ah, la marinière ! Chez les Italiens, tu mets une marinière et tout de suite, tu es le Français de l’étape ! »

Eh oui ! La marinière de Saint-James est aujourd’hui entrée dans le patrimoine commun. 

Mais en connaissez-vous l’histoire ?

La marinière est née en 1858. Comme souvent à l’époque, sa création vient d’en haut. C’est en effet une ordonnance militaire qui fixe le cahier des charges de ce vêtement qui habilla dès lors les moussaillons de la Marine. Ce n’est pas peu dire que ses caractéristiques ne souffrent pas l’à peu-près :

  • 21 rayures blanches, de 20 mm de large
  • 20 ou 21 rayures bleues, de 10 mm.

Ce n’est alors pas de la mode : c’est de la technique pure. Et, aujourd’hui, ce vêtement technique a donné naissance à une mythologie qui nourrit son statut d’icône.

Certains disent que les rayures avaient l’avantage de repérer facilement les marins passés par-dessus bord. Second Empire oblige, d’autres avancent que le nombre de rayures rend hommage aux 21 victoires napoléoniennes.

Le blanc aurait été utilisé en majorité car l’indigo coûtait cher. L’indigo aurait été introduit car moins salissant que le blanc. Bonnet blanc, blanc bonnet !

Et la mode dans tout ça ?

Cela fait en effet longtemps que la marinière n’est plus réservée aux marins. Dès 1916, Chanel la détourna jusqu’à en faire un motif iconique de sa Maison, réinterprétée jusqu’à hier par Karl Lagerfeld. Il la détourna même pour en faire le maillot de l’équipe de France de football pour les matchs à l’extérieur en 2011 !

Brigitte Bardot, Jean-Paul Gaultier et d’autres s’en saisiront tour à tour pour en faire cette pièce iconique du vestiaire.

Une histoire que Saint-James fait vivre encore aujourd’hui. Chez Saint-James, la recette n’a jamais bougé. Prenez 104 fleurs de coton, faites-en 4,4kms de fil, touillez plusieurs jours et vous obtenez cette icône de la French Touch de 315 grammes très exactement.

Retrouvez Luc Lesénécal, PDG de Saint-James, dans l’épisode 3 du podcast SAVOIR-FAIRE etc. – Parole(s) de ceux qui le font : http://bit.ly/SAVOIR-FAIRE_etc-Le-Podcast