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Un gant fait main. Pour vos mains

Quel est le rôle d’un dénicheur du savoir-faire ?

Chez Atelier Particulier, notre définition est simple.

‘’Il valorise les artisans en révélant le meilleur de leurs savoir-faire et de leurs traditions, en les rendant accessibles à qui y est sensible.’’

Dès lors, nos pérégrinations nous conduisent à rechercher LE savoir-faire qui saura vous procurer une émotion particulière. Ces dernières années, notre curiosité nous a amené à rendre visite à des dizaines d’artisans. Toutes ont été exceptionnelles. Certaines ont été mémorables.

C’est le cas de nos visites dans les ateliers gantiers.

C’est simple, la ganterie fait partie d’une catégorie à part dans l’univers de l’artisanat. Celle des savoir-faire où la technologie ne peut (encore ?) rien contre le talent de la main de l’homme.

Découvrez, avec nous, le savoir-faire gantier.

Un savoir-faire qui met la main à l’honneur

La ganterie est un savoir-faire rare, tout aussi impressionnant que beau à regarder.

Il faut savoir que, du travail de la peau brut en passant par la coupe du cuir, jusque-là mise en forme finale, plus de 100 étapes jalonnent la confection d’un gant traditionnel. Et notre gant, qui sort en précommande le 15 octobre 2020 ne fait pas exception.

Mais ce n’est pas tant dans le nombre d’étapes que réside l’exception gantière. C’est surtout qu’au cours des 4 mois nécessaires à la confection d’un gant, plus de la moitié de ces étapes est entièrement manuelle.

C’est d’ailleurs pour cette raison que nous ne pouvons vous proposer notre collection de gants qu’une seule fois par an. Le savoir-faire nous dicte son rythme.

Nos gants dans notre atelier gantier !

Au départ se trouve le cuir

Tout commence avec le travail du cuir. Pas de secret : la base d’une belle pièce de ganterie, c’est un beau cuir.

Dans la majorité des cas, les gantiers préfèreront travailler des petites peaux de caprins et d’ovins, comme l’agneau et la chèvre. Plus souple, malléable, lumineux et élégant, l’agneau est le choix favori des gantiers.

C’est aussi le nôtre.

C’est donc, à la porte d’une mégisserie éprouvée, créée en 1925 et labélisée Entreprise du Patrimoine Vivant, que nous avons frappé : la mégisserie Colombier.

Cette petite batisse cumule 95 ans de savoir-faire !

La mégisserie Colombier est une entreprise référence de son secteur. Elle accompagne depuis plusieurs décennies les Maisons de luxe les plus réputées et son expérience, transmise depuis 4 générations, en font un exemple à suivre pour tout autre acteur du savoir-faire.

Ici, le label EPV (qui ne compte que 1.500 entreprises en France), récompense le sérieux, et la préciosité de son savoir-faire.

Chez Colombier, toutes les étapes de confection d’un cuir de haute qualité sont respectées. S’il en existe plus d’une vingtaine, nous allons vous en présenter les 2 qui nous ont le plus marqué.

Le tannage d’abord.

Cette étape consiste à placer les peaux dans des foulons puis à utiliser des sels minéraux qui rendront la peau imputrescible.

Sur le cuir de nos gants, cette étape devra être répétée plusieurs fois. Dans le cas contraire, le cuir final perdrait de sa splendeur de façon précipitée. Une peau mal tannée, c’est un cuir qui ne durera pas.

Trouver un beau cuir est une denrée rare. Tous les acteurs du cuir vous le confirmeront. En effet, chaque année, 4,8 millions de m2 de peaux sont tannées dans le monde. Seul quelques pourcents peuvent se vanter d’avoir une qualité du niveau de Colombier.

Preuve en est, notre cuir d’agneau est aussi beau que durable.

Pour faciliter votre quotidien, le cuir sera légèrement pré-imperméabilisé lors du tannage. Avec Colombier, nous avons fait le choix de ne pas forcer sur l’imperbilisant. Pourquoi ? Pour que la souplesse du cuir soit préservée. Et qu’il ne ressemble pas à du plastique.

Des foulons de ce type, il y en a une dizaines d'autres dans l'atelier !

Le séchage ensuite.

Nous aimons cette étape car elle est un hommage à la patience.

Après le tannage, chaque peau sera séchée, à l’air libre, dans une salle dédiée, pendant plusieurs jours. Or, chez Colombier, la place disponible est la même depuis des décennies.

Ils ne peuvent donc entreposer qu’un nombre limité de peaux. Pour confectionner le cuir d’agneau nécessaire à la confection de nos gants, nous savons par exemple que l’atelier ne pourra pas faire plus de quelques centaines de peaux par semaine.

La qualité, plutôt que la quantité.

C’est ce que nous aimons chez Colombier.

Est-ce du cuir ou du linge qui sèche ? On pourrait s'y méprendre.

Vient ensuite la partie de notre voyage que nous aimons le plus. Le passage d’un cuir, sans forme, à une pièce artisanale raffinée.

Car oui, maintenant que nous avons notre cuir d’agneau en main, nous allons le mettre à disposition d’un artisan gantier.

Puis, il y a l’artisan gantier

Commençons par la préparation de la peau.

Si ce nom vous parait anodin, sachez qu’il s’agit de l’une des étapes les plus importantes dans la création même de nos gants.

Elle consiste à étirer manuellement la peau afin de « bloquer » son élasticité. L’objectif est d’éviter que la peau ne se détende trop par la suite.

Le point technique

Il n’en parait rien sur les photos mais cette étape est réellement cruciale.

La technique de malaxage et de tirage du coupeur permet d’accentuer l’élasticité du cuir dans la largeur au profit de la longueur.

Concrètement, cela permettra au gant de reprendre sa position d’origine lorsque vous retirerez vos gants, (car, soyons honnêtes, même s’il est déconseillé de tirer sur le bout des doigts pour retirer nos gants, nous le faisons tous) tout en ayant un gant confortable qui s’adapte à vous et à la forme de votre main.

A elle seule, cette simple étape, sera garante que notre gant ne se déforme pas. Jamais.

Cette étape est à la fois physique, esthétique et technique (= elle nécessite du flair et beaucoup d’expérience pour préparer chaque peau, qui est différente). De plus, elle prend du temps (parfois plus de 15 minutes pour une peau).

De nos jours, il n’y a que les vrais gantiers qui prennent encore le temps de préparer convenablement le cuir. La majorité des gants du marché seront directement coupés dans la peau en sortie de tannerie.

Celle-ci se détendra donc beaucoup plus dans le temps. Un coup dur pour la durabilité finale du produit.

Ce n’est pas notre philosophie, vous le savez.

La peau préparée, le coupeur passera à la découpe.

Pour donner une forme de gant au cuir, l’artisan utilisera un objet iconique de la ganterie : la ‘’Main de fer’’.

La Main de fer est une invention française.

À Grenoble, Xavier Jouvin est le cadet d’une grande famille de gantier. Comme ses frères, il sera initié à l’artisanat dès son plus jeune âge, avant de se spécialiser chez son grand-oncle, Hugues Jouvin.

Passionné par l’extensibilité du cuir et la forme des mains, il inventera dans les années 1830 un classement des mains en 322 types et 32 tailles.

Obsédé par la précision, Monsieur Jouvin ne cesse de perfectionner son savoir-faire. Son but ? Inventer une technique de coupe, qui permette de créer des gants en quasi sur-mesure.

Objectif atteint en 1838, avec le dépôt de brevet de la Main de fer. Cet outil est un emporte-pièce d’un nouveau genre, qui permet de découper plusieurs gants au millimètre près.

1 an plus tard, son invention sera récompensée par une médaille de Bronze à l’exposition industrielle de Paris.

Bientôt 200 ans plus tard, la ‘’Main de fer’’ est toujours présente dans les ateliers de ganterie traditionnel. D’ailleurs, tous nos gants seront découpés par l’artisan, taille après taille, grâce à cet outil.

Un nouveau savoir-faire entre en jeu : la couture

C’est le moment ou le coupeur passe le relai à l’artisan couturier.

Sa mission ? Donner vie à notre gant.

Cette étape consiste à assembler les empiècements de cuir les uns aux autres, et avec la doublure (en laine d'alpaga, dans notre cas).

Pourquoi choisir l’alpaga ?

L’alpaga est une matière phare chez Atelier Particulier.

Nous connaissons bien cette laine, parce que nous la travaillons depuis plusieurs années.

C’est en premier lieu ces propriétés techniques qui nous ont séduit.

D’une grande chaleur, la laine d’alpaga est aussi très douce et soyeuse, légère et respirante.

Souvent, son touché est comparé à celui d’un cachemire de grade B.

Ses fibres étant naturellement longues, l’alpaga bouloche peu - ce qui est un point primordial à prendre en compte pour la doublure d’un gant, sujette aux frottements.

Dans un second temps, l’alpaga est encore une matière méconnue et exclusive. Il nous tenait à cœur de pouvoir vous y donner accès.

Toutes ces raisons nous ont amené à une conclusion. L’alpaga est le meilleur choix possible pour notre doublure.

Grâce à lui, vous aurez en main une paire de gant adaptée à notre climat hexagonal.

Le piquage a lieu à l’envers, c’est à dire que le gant est retourné pour être assemblé et cousu.

Pour nous, cette technique de couture est la plus adaptée si l’on souhaite créer un gant élégant et intemporel.

Un design épuré, sans fioritures, sera toujours privilégié pour laisser le savoir-faire et la qualité des matériaux s’exprimer. Notre gant en est le meilleur exemple.

Bien entendu, cette étape est longue et minutieuse – réalisée par des couturier(ères) aux doigts de fée.

Nous terminerons notre découverte du savoir-faire gantier par l’étape du dressage. Que l’on appelle également la mise en forme.

Le dressage, pour donner vie au gant

Pour donner vie au gant, une fois qu’il a « subi » les différentes étapes d’assemblage, on le place sur une forme chauffée appelée « main chaude ».

Autre objet iconique de l’univers gantier, la main chaude utilisée pour dresser notre gant est la même depuis les années 30. On ne change pas un outil qui a fait ses preuves.

D’ailleurs, en 2015, un collectif d’artisans gantier de la ville de Millau choisira de nommer leur hebdomadaire « La main chaude ». C’est une façon pour eux de rendre hommage à leur savoir-faire.

Plus qu’une étape de finition, le dressage permet au gantier d’inspecter le gant sous toutes ses coutures.

Pour notre gant par exemple, il vérifiera que la longueur est suffisamment longue pour recouvrir une partie de votre poignet afin d’être le plus protecteur possible.

Il testera ensuite la solidité du bouton, qui lui aussi, ajoute un capital chaleur non négligeable au quotidien.

Enfin, il utilisera les formes spécifiques de chaque « main chaude » pour s’assurer que la coupe du gant homme (plus large et profond) et du gant femme (plus fin et longiligne) soit parfaite.

Évidemment, nous avons ici présenté les principales étapes uniquement. Il y en a d’autres, plus secondaires, et chacune est elle-même subdivisée en différentes sous-étapes.

Mais, à l’occasion de la sortie de nos Gants Cuir, en précommande, ce jeudi 15 octobre, il nous tenait à cœur de vous emmener découvrir un savoir-faire d’exception.

Car de cette visite, nous tirons un constat : créer un gant de qualité prend beaucoup de temps. Et nécessite beaucoup d’expérience.