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Tout savoir sur les gants (et comment identifier un gant de qualité)

Comment fait-on un gant ?

Etape 1 = le tannage de la peau

Vous commencez à connaître la règle : à la base d’une pièce de qualité, il y a une matière première d’exception.

Chez Atelier Particulier, nous avons sélectionné un cuir d’agneau de 1ère qualité. Un agneau français, originaire de l’Aveyron.

Mais au fait, pourquoi du cuir d’agneau ?

Car celui-ci possède des propriétés « organoleptiques » exceptionnelles. En gros, il stimule tous les sens :

  • La vue : par sa couleur, brillance, la finesse de son grain
  • Le toucher : à la fois doux et moelleux
  • De plus, il a une super capacité à s’adapter à la main (on appelle cela le « prêtant »)

Outre les peaux exotiques (comme le pécari), le cuir d’agneau est le cuir le plus prisé par les grandes Maisons de Luxe.

Admirez ce grain !

Vient donc l’étape du tannage.

Chez AP, nous avons sélectionné un mégissier (= une tannerie pour les petites peaux : ovins, caprins) français également, basé à Saint-Junien, près de Limoges : Colombier.

Colombier, c’est la « fine fleur » des tanneries. En quelques mots :

  • La société a été créée en 1925
  • Elle est labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant et Origine France Garantie
  • 25 artisans contribuent à perpétuer son savoir-faire

On ne rentrera pas ici dans toutes les étapes du tannage (cela fera l’objet d’un article à part entière) ; mais sachez que pour obtenir un cuir parfaitement tanné, une bonne vingtaine d’opérations sont nécessaires, telles que : écharnage, tannage, séchage, teinture, désépaississement, feutrage, lissage, lustrage, etc.

Parfois, certaines opérations sont répétées plusieurs fois.

Vous comprendrez donc aisément que nous avons ici une première source d’optimisation des coûts pour bon nombre de marques. Entre un cuir parfaitement tanné, en respectant toutes les étapes, par une mégisserie au savoir-faire éprouvé – et un cuir tanné « rapidement » (pour gagner du temps, donc de l’argent) par un acteur moins expérimenté, le prix peut aller du simple au triple, voire plus.

Les peaux en phase de séchage, dans le grenier

Etape 2 = Préparation de la peau avant la coupe

Cette étape est l’une des plus importantes dans la création même du gant.

Elle consiste à étirer manuellement la peau afin de « bloquer » son élasticité. L’objectif est d’éviter que la peau se détende trop par la suite.

Cette étape est à la fois physique et technique (= elle nécessite du flaire et beaucoup d’expérience pour préparer chaque peau, qui est différente). De plus, elle prend du temps (parfois plus de 15 minutes).

Du coup, certaines marques – dans un souci d’optimisation des coûts – décident de la supprimer purement et simplement ! Ils coupent directement la peau sortie de tannerie. Celle-ci se détendra donc beaucoup plus dans le temps. Le gant sera beaucoup moins durable.

Cela n'a l'air de rien mais on vous le promet : cette phase est très physique !

Etape 3 = La découpe

 

Pour la découpe, l’artisan utilise la « main de fer », un emporte-pièce à la forme exacte du gant.

On place la peau et la main de fer sous une presse hydraulique. Lors de la découpe, également appelée « fente », les pièces sont séparées et prêtes à être assemblées.

La main de fer !
La main de fer et le cuir passent dans la presse hydraulique
Les morceaux sont prêts à être assemblés

Etape 4 = Le montage du gant, ou assemblage

`Cette étape consiste à assembler les empiècements de cuir les uns aux autres, et avec la doublure (en alpaga, dans notre cas).

Le piquage a lieu à l’envers, c’est à dire que le gant est retourné pour être cousu / assemblé.

Il s’agit d’une étape longue et minutieuse – réalisée par des couturier(ères) au doigts de fée.

Le gant est piqué à l'envers

Etape 5 = Le « dressage » des gants

Pour redonner vie au gant, une fois qu’il a « subi » les différentes étapes d’assemblage, on le place sur une forme chauffée appelée « main chaude ».

Cette opération est appelée « dressage ».

Le gant est passé sur une forme métallique chauffante : la main de fer

Évidemment, nous avons ici présenté les principales étapes uniquement. Il y en a d’autres, plus secondaires, et chacune est elle-même subdivisée en différentes sous-étapes.

Mais ce que l’on constate, c’est que créer un gant de qualité prend beaucoup de temps, et nécessite beaucoup d’expérience.

Nos gants sortis d'atelier

Comment (bien) utiliser ses gants et les entretenir ?

Tout d’abord, il faut savoir que le cuir d’agneau est une matière noble et souple, donc relativement fragile.

Donc premier conseil : éviter de les mettre sous une grosse averse (même s’ils peuvent prendre quelques gouttes) ou de les utiliser quotidiennement pour faire du vélo par exemple.

Ces gants ne sont pas des gants tout-terrain. Donc SVP, pas de boules de neige avec ! 😉

Aussi, dans le temps, le cuir va se foncer avec la poussière présente dans l’air. C’est normal ! Il va se patiner dans le temps ; les zones plus foncées vont lui donner du cachet et du « vécu ». Gardez-le à l’esprit.

Notez que plus le cuir sera clair et plus les marques extérieures seront visibles. Un camel par exemple, marquera plus qu’un marron ou noir.

Maintenons, voici les réponses à 4 de vos questions récurrentes !

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Peut-on les imperméabiliser ?

La réponse est oui. C’est même plutôt conseillé. Vous pouvez utiliser n’importe quel imperméabilisant.

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Mes gants ont pris l’eau. Que faire ?

Si vos gants sont tombés dans une flaque, cela s’annonce compliqué… Il faudra alors les porter chez un spécialiste du cuir.

S’ils ont pris quelques gouttes, laissez-les sécher complètement loin d’une source de chaleur.

Une fois secs, s’il reste des traces visibles, vous pouvez normalement les effacer en gommant / malaxant le cuir avec le doigt au niveau des marques (comme pour faire « rentrer » le restant d’humidité dans le cuir).

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Mes gants sont tâchés. Que faire ?

On recommande très souvent la Terre de Sommières ou le savon glycériné pour les tâches grasses notamment. Mais le mieux reste de les porter chez un spécialiste du cuir.

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Faut-il appliquer de la crème nourrissante ?

Normalement, pas besoin. Si vraiment vous souhaitez nourrir le cuir, faites-le 1 fois par an avant de les ranger au placard. Pour cela, utilisez une crème incolore « spéciale peaux délicates » ou « spéciale agneau plongé ». Mais surtout, appliquez une toute petite noisette de cuir, pas plus !

 

Enfin, dernier tuyau plutôt amusant : pour enfiler les gants, on vous recommande de les mettre au bout des doigts puis de « pousser » pour les enfiler, plutôt que de tirer dessus. Cela évitera les éventuelles déchirures.

 

Si vous souhaitez découvrir nos gants, ils sont par ici :