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Le Vase Faïencerie Georges by Atelier Particulier

Disclaimer : cet article est plutôt dense. Cela fait un moment que nous n’avons pas pu échanger avec vous alors, cette fois, nous prenons le temps de le faire. Si vous souhaitez gagner du temps et aller directement à la présentation de notre réalisation avec Faïencerie Georges, nous vous invitons à commencer votre lecture au chapitre : Faïencerie Georges, digne héritière des faïenceries d’antan.

En octobre prochain, Atelier Particulier fêtera ses 7 ans. Cette date est d’autant plus importante que l’année 2020 aura été particulièrement singulière. 

Cela ne nous a pas empêché de prendre, une fois de plus, la route à la recherche des plus beaux savoir-faire.

Car aujourd’hui plus que jamais, la mission d’Atelier Particulier est simple : nous dénichons et valorisons les savoir-faire pour celles et ceux qui veulent que la qualité et les traditions artisanales perdurent.

Nous n’avons ni frontières géographiques, ni frontières de styles.

Nous allons là où se trouve le savoir-faire originel.

En France pour certains types de maroquinerie. En Italie ou au Royaume-Uni pour leur expertise lainière. Et, demain, au Cambodge pour la soierie ? 

Nous avons une ambition simple : dénicher les plus beaux savoir-faire. Peu importe le secteur d’activité.

Maroquinerie, lunetterie, tissage, bijouterie. Mais aussi céramique, verrerie, ébénisterie, gastronomie… Bref, vous l’aurez compris, notre fil rouge, c’est le savoir-faire.

Ce ne sont pas des paroles en l’air. La preuve.

Cette fois, le savoir-faire se trouve à Nevers, au 7 quai de la Mantoue, chez Faïencerie Georges.

Qu'est-ce que le projet : dénicheur du savoir-faire ?

C’est un projet que nous nourrissons depuis notre lancement en 2013. Pour nous, il n’existe pas de meilleure façon de mettre dans la lumière les savoir-faire que nous aimons. Le but ultime, en quelque sorte.

Il aura fallu attendre 2020 (7 ans), pour que le projet sorte de terre.

Car cette année a confirmé une chose. Le savoir-faire a besoin d’être mis en lumière, par le plus grand nombre, pour continuer de vivre.

Le projet ''Dénicheur du savoir-faire'' est notre réponse à situation trouble et instable.

Dans une faïencerie le travail manuel est omniprésent. Jean-François nous l'a démontré durant toute notre journée de visite.

Mais qu’est-ce que le projet dénicheur du savoir-faire ?

C’est le mariage entre une entreprise passionnée d’artisanat – Atelier Particulier - et un atelier possédant un savoir-faire d’exception.

Nous nous faisons fort de dénicher l’atelier, de comprendre son savoir-faire pour vous l’expliquer le plus fidèlement possible, puis de sélectionner directement dans les archives de l’atelier une pièce historique, qui illustre son savoir-faire.

Cette pièce, il ne s’agit pas de la reproduire à l’identique.

Avec l’atelier, nous nous faisons faire d’en moderniser les traits, pour vous l’offrir.

Notre objectif ? Vous donner accès à une pièce unique et de grande qualité. Tout en donnant une visibilité accrue à des ateliers indépendants, qui n’ont pas les moyens de se faire connaitre comme de grands groupes.

Ces réinterprétations des classiques du savoir-faire, issus des archives des ateliers que nous visitons, sont créées en exclusivité pour vous. Aucune chance de la trouver ailleurs.

Carole représente la 4ème génération de Faïencerie Georges. Son savoir-faire c'est son père qui lui a transmis. Une histoire de famille depuis 1926.

Pour cette première Edition des Dénicheurs du savoir-faire, nous avons décidé de vous surprendre et de vous faire découvrir un atelier à l’histoire et au savoir-faire incroyables : Faïencerie Georges.

Vous l’aurez compris, le premier savoir-faire déniché sera une pièce en faïence, et, plus précisément, une collection de vases.

Avant de vous présenter cette nouvelle pièce, nous vous proposons de remonter le temps.

500 ans en arrière, voici l’histoire de la faïence de Nevers.

La faïence de Nevers : une tradition d’exception

Qu’est-ce que la faïence ?

La faïence est un art du feu, comme la verrerie. Elle est de la sous-famille des céramiques, au même titre que la porcelaine ou le grès.

Depuis que l’Homme maitrise le feu, il en a fait un art. Dit autrement, les premières traces de poterie remontent à plusieurs dizaines de milliers d’années (-25.000 ans avant notre ère).

La technique de cuisson dite de faïence tire ses origines du Moyen-Orient.Dès le IXe siècle, les Perses ont réalisé l’action de poser un émail à l’étain sur de la terre cuite. Cette technique n’avait que pour objectif de protéger la terre. Il n’y avait pas encore de décor.

Il faudra attendre le XVe siècle pour que le terme faïence fasse son apparition dans notre langage.

Car tous les experts reconnaissent que l’art faïencier, tel que nous le connaissons aujourd’hui, est né en Italie, à Faenza, une petite ville située au pied des Apennins. C’est d’ailleurs de cette ville que le mot faïence tire ses origines.

Voici la Piazza del Popolo de Faenza, la place principale de la ville.

Les Italiens, donc, sont les premiers en Europe occidentale à redécouvrir puis maitrisé l’art de la faïence et de la verrerie. Si leur savoir-faire a essaimé progressivement en Europe, ce n’est pas un hasard. Le jeu des alliances familiales y est pour beaucoup.

Prenez l’exemple de Nevers. Au 16 ème siècle, Henriette de Clèves épousa Louis Gonzague, un Italien qui devient, par son mariage, duc de Nevers. Mais il ne traverse pas alors les Alpes seul. Dans ses bagages, il amène avec lui les savoir-faire italiens et leurs artisans.

Une forme de chance fait qu’ils trouvent à Nevers de quoi exercer leur art de la faïencerie, pour 3 raisons :

  1. La position de Nevers sur les bords de Loire permettra aux artisans italiens de se connecter facilement, via la Seine, avec le commerce parisien.
  2. En parallèle, les 244 kilomètres qui sépare Nevers et Lyon donne un accès facile et rapide à la route de l’étain. Et donc à un second commerce.
  3. Enfin, l’environnement local est idéal pour le travail de la céramique. Les sols de la Loire et les terres vallonnés de Nevers donnent la matière première dont le faïencier a besoin. Les forêts du Morvan, à quelques encablures de là, donne le bois pour chauffer les fours.
Un petit cliché, de la Loire bordant Nevers, pris lors de notre visite d'atelier.

Peu après leur arrivée, toujours au XVIe siècle, les artisans italiens (faïenciers et verriers), installés à Nevers, vont se réunir en corporation afin de créer le tout premier atelier d’art de la ville.

En moins de 100 ans, 11 autres ateliers suivront. Dans chacun de ces ateliers, une centaine d’artisans travaillent la terre avec passion et minutie. C’est le début de la grande histoire de la faïencerie de Nevers.

Anecdote : Historiquement, et depuis le 16e siècle, il n’y a jamais eu plus de 12 ateliers de faïence à Nevers. En cause ? Un décret royal qui interdisait de dépasser ce nombre. Cela explique que la faïencerie ait essaimé depuis Nevers : un artisan qui souhaitait se mettre à son compte partait ailleurs, par manque de place.

Voici le type de faïence à la mode entre la fin du XVeme siècle et le XVIeme siècle.

Le succès de la faïence n’aura néanmoins qu’un temps. Sa cousine, la porcelaine, lui sera préférée par les grandes Cours d’Europe pour sa finesse (fragile) et sa transparence.

Peu à peu, les ateliers ferment leur porte. Seuls les plus talentueux, possédant le savoir-faire nécessaire à la fabrication d’œuvres exceptionnelles – pour des commandes spéciales notamment – tireront leur épingle du jeu. Cette période difficile se prolongera jusqu’à la fin du XIXe siècle où la faïence reviendra en force.

La vasque aux pattes de dindons. Cette pièce monumentale et spectaculaire est une production datée des années 1680. inspirée des formes et décors italiens, elle servait vraisemblablement de bassin pour le lavage des mains. Il était alors apprécié par les hôtes de marque de trouver dans le vestibule des belles demeures un tel récipient dans lequel le visiteur pouvait se rafraîchir les mains. Geste d’hygiène, mais surtout de respect et de déférence hérité de l’Antiquité et pérennisé par la religion chrétienne.

Ce savoir-faire perdurera sur la 1ère moitié du XXe siècle. Quelques familles persévérantes, qui avaient maintenu leurs compétences poursuiveront l’activité au milieu des années 50, juqu’à n’être que 4 en 2015, puis 2 aujourd’hui. 

L’âge d’or est clairement passé. Mais le savoir-faire historique existe encore.

Et nous avons la chance de pouvoir vous présenter l’un d’eux. Faïencerie Georges.

Le logo de Faïencerie Georges ; double petit nœud vert, est en réalité un clin d’œil à l’histoire de la ville. Il s’agissait du signe distinctif, de la patte, des artisans faïenciers de la ville. Georges l’a ajouté à son logo afin de mettre en avant le plus possible le savoir-faire de la ville (alors qu’il ne reste plus que 2 ateliers dans la ville) – en parallèle il s’agit aussi d’un jeu de mot : de Nevers / deux nœuds verts.

Faïencerie Georges, digne héritière des faïenceries d’antan

L’histoire de Faïencerie Georges démarre avec Émile Georges, un apprenti faïencier qui apprend le métier au côté de son maitre d’apprentissage Félicien Cottard.

Émile se révèle être un excellent ouvrier, ne négligeant aucune facette de la fabrication. Il veut tout comprendre et tout apprendre. Passionné par la faïence, Émile saute le pas en 1926 et se met alors à son compte en reprenant l’atelier de son patron.

Voici une petite sélection des moules de l'atelier. Et si nous vous disions que le père de Carole (ancien propriétaire de la 3ème génération) possède dans son grenier la totalité des moules qu'il a utilisé durant sa carrière. Soit plusieurs centaines !

Il se lance alors un défi : imposer son atelier comme l’une des références de la faïence, à Nevers et donc, dans le monde. Il le fera à 4 mains, avec sa femme.

Pari réussi : 80 ans plus tard, le savoir-faire est toujours là.

Porté par la 4ème génération, représentée par Carole Georges et Jean-François Dumont, il est préservé.

Comme le dit Marie-Christine Vallet, la conférencière du Musée de la Faïence et des Beaux-arts de Nevers, que nous avons rencontrée :

« Faïencerie Georges sont les dignes héritiers du savoir-faire traditionnel de Nevers. »

Mais qui dit savoir-faire n’a jamais dit mise sous cloche. Chez Atelier Particulier, nous pensons que le savoir-faire n’a d’intérêt que s’il permet de répondre à nos besoins d’aujourd’hui. Notre interlocutrice pense de même :

« Ils ont su lier tradition et modernité pour s’approprier les techniques ancestrales et ainsi les rendre plus accessible et modernes. »

Elle continue :

« Faïencerie Georges prend le meilleur du savoir-faire faïencier puis y ajoute sa technique et son imagination pour rendre ce savoir-faire plus moderne et accessible. Comme Gien ou Bernardaud à leur époque, Georges apporte sa pierre à l’édifice pour démocratiser la faïencerie. »

Chez Atelier Particulier, c’est exactement ce qui nous a interpelé. On ne l’aurait pas dit avec des mots aussi choisis, mais c’est ce qui nous a séduit dans l’approche de Carole et Jean-François.

Et cette philosophie d’un savoir-faire au service d’aujourd’hui peut être monumental. A couper le souffle. Pour preuve ? La pièce qui est récemment entrée dans les collections du Musée de la Faïence et des Beaux-arts de Nevers :

Oeuvre monumentale de 4 mètres exposée dans le Musée de la Faïence et des Beaux-arts de Nevers. Cette composition donne à voir, par sa représentation d’une structure grandiose, solide et métallique, une autre vision de l’assiette, ce petit élément fragile du quotidien.

On peut parfois regretter que la céramique, qu’elle se fasse porcelaine, faïence ou grès, soit un peu trop traditionnelle. S’il s’agit de refaire à perpétuité ce que faisaient nos aïeux, autant acheter des pièces en seconde main.

Si Carole et Jean-François apportent quelque chose au Bleu de Nevers, c’est leur regard. Cette pierre s’ajoutera à celles posées par les générations précédentes. Et aidera les générations futures à tracer leur propre sillon en malaxant la terre à leur tour.

Faïencerie Georges : de l'artisanat d'art à l'innovation

Peu le savent, mais le monde de la céramique est fortement codifié. La faïence n’y échappe pas.

À Nevers, comme à Limoges, le choix de la terre et la température de cuisson sont identiques depuis plusieurs siècles. On sélectionne de l’argile, que l’on chauffe à 980°C très précisément. Point.

Cette cuisson garantit à la céramique d’être suffisamment poreuse pour ensuite absorber l’émail, les oxydes minéraux , et ainsi garantir une couleur éclatante.

Voici le résultat après 8 à 9 heures de cuisson.

Et si, pourtant, il ne s’agissait pas de suivre aveuglément les traditions ?

Cette température idéale, dans les canons de la céramique depuis les siècles des siècles, est-elle adaptée aujourd’hui ?

Quand l’on considère la fragilité relative des pièces qui en sont issues, la question se pose.

Or, Faïencerie George avait à cœur de créer des œuvres durables. Ils ont donc travaillé de longues années à la création d’une nouvelle formule qui donne vie à une faïence plus résistante.

Ils ont trouvé leur bonheur dans une terre d’argile très pure, récoltée en Allemagne - grande nation de céramique - capable de résister à plus de 1.000°C de température de cuisson. Ils peuvent ainsi pousser les fours à 1150°C. Soit 170°C au-dessus des températures traditionnelles. Chose rare dans l'univers de la faïencerie.

C’est une petite révolution dans le savoir-faire qui leur ouvre un nouveau champ des possibles.

Pour le comprendre, nous allons vous expliquer comment notre vase est confectionné.

Moment de calme dans l'atelier.

De l'argile brut jusque dans votre salon

Dans l’histoire d’Atelier Particulier, la visite de Faïencerie Georges, c’est une nouvelle petite madeleine à notre arc. Première incursion hors de l’habillement au sens large. une visite qui nous en a mis plein les yeux. A votre tour !

Le coulage de l’argile

Il n’y a pas de faïence sans coulage. L’argile s’écoule, lentement pour ne pas créer de bulles, dans un moule en plâtre.

La fabrication d’un moule n’est pas aussi simple que ce que l’on peut imaginer.

Il faut dans un premier temps créer un vase modèle. Un prototype en sommes. Ce dernier est tourné à la main dans du plâtre. En tout.

A partir de ce prototype, Faïencerie Georges créera un 1er moule qui donnera ensuite naissance à la mère de moule. C’est-à-dire le moule permettant de créer les moules dans lesquelles la terre sera coulée.

En tout, Jean-François accordera 5 jours à la réalisation de ces étapes.

Le vidage

Cette étape, bien que simple en apparence, est en réalité très technique.  

Ici, l’œil de l’artisan est à l’œuvre. Il s’agit de créer une fine pellicule d’argile, de quelques millimètres, qui donnera la forme définitive au vase.

L’artisan doit donc surveiller l’épaisseur et connaitre précisément le temps de séchage de chaque matière.

Le biscuitage

 Le biscuitage, c’est le nom donné à la 1ère cuisson.

Cette première cuisson durera 9h. Progressivement, le four atteindra la température de 1.100 degrés, avant de redescendre ensuite.

Le vase ne bougera alors plus, il aura sa forme définitive. 

Dans ce cas, on dira que la cuisson est ‘’dure’’ car la température supérieure à 1.000°C.

L’émaillage 

Cette étape à pour première utilité de protéger la terre poreuse par un émail étanche.

Comme vous le voyez sur l’image précédente, l’argile est naturellement blanche. Pour donner une couleur à la faïence il faut donc l’émailler (la colorer). Pour cela, les faïenciers utilisent de la silice (du sable broyé), de l'oxyde d'étain comme opacifiant et d'autres oxydes métalliques.

Les oxydes minéraux les plus connus sont le cobalt (le bleu), le cuivre (qui donne le vert unique des toits de Paris) et l’antimoine (le jaune).

Pourquoi ne pas utiliser des pigments végétaux comme avec le cuir nous direz-vous ?

Tout simplement car aucun pigment dit « végétaux » ne persiste au-delà de 200 degrés.

Pour la petite histoire, nous avons était agréablement surpris de constater que l’oxyde de cobalt n’est pas bleu mais rosé (très clair). Ce n’est que sous l’effet de la chaleur, pendant la cuisson que le bleu profond et éclatant se révèlera.

Surprenant, non ?

La cuisson de l’émail

Après le bain d’émail, il faut bien se sécher.

Alors, second passage au four, à 1.050°C cette fois-ci, pendant 8 à 9 heures.

Cette seconde cuisson n’est pas anodine.

Elle consiste tout simplement à créer l’émail. Il s’agit alors de trouver la formule parfaite entre la température de cuisson, la silice et les oxydes métalliques pour donner naissance à un email, solide, brillant et agréable au toucher. Qui durera une vie.

Il n’y a pas de risque de le voir s’atténuer avec le temps : la maitrise des températures de cuisson est donc cruciale.

Le transfert par chromographie 

Pour la décoration, Faïencerie Georges utilise 2 types de techniques :

  1. À la main (technique traditionnelle) pour les pièces uniques, simples, qui ne nécessitent pas une grande régularité
  2. Via chromographie, pour les confections plus importantes qui nécessitent une grande précision et régularité dans le tracé et lorsque l’on souhaite donner une texture supplémentaire sur la faïence.

Dans le cas de notre vase, il s’agit d’une chromographie dessinée et posée à la main par Carole.

Pour le choix du décor, nous ne l’avons pas fait au hasard. Mais nous reviendrons sur ce choix un peu plus tard dans l’article ;)

La cuisson du chromo

On change de nouveau de température pur cette 3ème et dernière cuisson. Le chromo est cuit à 980°C.

Si vous avez bien suivi, il s’agit de la température traditionnelle de la cuisson de la terre en faïence J

En tout, la confection totale d’un seul vase prendra bout à bout 2 à 3 jours selon la vitesse d’exécution de l’artisan.

C’est un travail titanesque.

Faïencerie Georges étant à taille humaine, on comprend facilement que sa capacité de confection soit limitée. Nous avions de grands projets en termes de quantités.

Mais on a du revoir nos ambitions sur le volume de vases que nous pouvons vous offrir : 500 pièces en tout et pour tout. Et encore, cela a demandé beaucoup de travail et de préparation à l’équipe de Faïencerie Georges. Depuis quelques mois déjà.

Un design pensé pour durer et être polyvalent

Comme nous vous l’avons expliqué précédemment, dans le cadre des Dénicheurs du savoir-faire, notre ambition est de fouiner dans le patrimoine de chaque atelier afin d’y dénicher une archive qui nous inspire ; et qui est un morceau de l’histoire de l’atelier et de son savoir-faire.

Si le vase s’est imposé comme une évidence, le choix du motif a été plus délicat. 

Notre désir était simple. Nous voulions faire honneur au savoir-faire de Faïencerie Georges tout en développant un design, moderne et intemporel, à l’image d’Atelier Particulier. 

C’est alors que Carole, après pas mal d’échanges et de tentatives infructueuses, nous a proposé de réinterpréter le fond ondé.

Coup de cœur immédiat.

Et nos recherches sur l’histoire du décor n’ont fait que confirmer notre choix.

NB : pour nos recherches, nous avons rencontré Marie-Christine Vallet, la spécialiste de la faïence de de Nevers, qui n’est autre que la conférencière du Musée de la Faïence et des Beaux-arts de Nevers. Grâce à elle, nous avons pu comprendre, avec précision et moults détails, tout ce qu’il fallait savoir sur la faïence et le fond ondé.

Marie-Christine Vallet, conférencière et médiatrice du Musée de la Faïence et des Beaux-arts de Nevers nous a partagé son savoir-faire pendant plus d'une heure. Un grand moment de partage et de pédagogie.

Dans l’histoire des décors de la Faïence, le fond ondé s’est rapidement imposé comme une référence. Ce dernier accompagne depuis toujours, en fond, des scènes bibliques et mythologiques. Dit autrement, traditionnellement le fond ondé est utilisé comme décor pour accompagner une scène d’histoire. Comme un faire-valoir, il n’est jamais au premier plan

Voici un fond ondé traditionnel du XVIe siècle.

Le fond ondé est LE décor de l’époque Renaissance. A lui seul, il démontre la volonté des artistes et artisans de remettre au centre de l’histoire les mythes antiques afin de les transmettre aux générations suivantes.

Avec Carole Georges, nous avons décidé de faire un choix radical. Ce fond que personne ne voit jamais, tant le regard s’y est habitué, tant on s’extasie sur les personnages au premier plan, nous avons décidé de lui donner la vedette. Pour la première fois de son histoire.

C’est assez drôle d’ailleurs : lorsque nous avons montré à notre interlocutrice du Musée, et grand spécialiste de la Faïence de Nevers, la décoration du vase, elle a trouvé l’idée incroyablement innovante et audacieuse.

Si le premier fond ondé traditionnel de Nevers date de 1585, l’année 2020 marque l’avènement d’une nouvelle utilisation de ce décor légendaire.

Et ce résultat n’aurait pu être possible sans le savoir-faire de Faïencerie Georges

Quelques informations complémentaires

Désormais, vous savez tout de ce premier épisode des Dénicheurs du savoir-faire. Nous espérons que vous prendrez autant de plaisir à découvrir notre collection de vases que nous en avons eu à la confectionner avec Faïencerie Georges.

Avant de vous laisser, voici les dernières informations à retenir.

Les vases seront disponibles jeudi à 10h sur l’e-shop en quantité limitée : seulement 500 pièces.

Chaque vase a été confectionné à Nevers, chez Faïencerie Georges, dans le respect de l’art faïencier. En tout, une trentaine d’étapes, dont la moitié 100% manuelles, sont nécessaires pour passer d’une matière brute, sans forme, à notre vase final.

3 coloris sont disponibles, avec et sans fond ondé, dans 2 tailles différentes :

  • Un grand vase de 23cm H x 9cm diamètre
  • Un petit vase de 18cm H x 9cm diamètre

Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les compositions :

  1. Blanc avec fond ondé bleu
  2. Bleu avec fond ondé blanc
  3. Jaune avec fond ondé blanc
  4. Bleu uni
  5. Jaune uni

Cette collection a été pensée pour s’intégrer à tous les intérieurs. Les vases sont étanches et peuvent donc contenir :

  • Des fleurs et plantes
  • Des fleurs séchées
  • Ou se suffire à eux-mêmes en tant qu’objet décoratif

Pour l’entretien, nous vous conseillons de laver, le vase, à la main délicatement avec du savon et de l'eau chaude. De le laisser sécher à l'air libre. Veillez à ne pas utiliser le lave-vaisselle, sous risque de détériorer l’email.

Enfin, chaque pièce est unique.

Comme toute pièce de fabrication artisanale, ces vases peuvent avoir de légères variations de forme, de couleur et d'épaisseur.

Nous vous donnons rendez-vous jeudi pour découvrir notre collection de vase.

En attendant, si vous avez la moindre question, nous sommes disponibles par mail ou sur nos réseaux sociaux pour répondre à toutes vos questions :

Instagram : Atelierpart

Facebook : Atelier Particulier

Mail : [email protected]

À jeudi,

Fulbert, Benjamin et l’équipe AP