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  • Luxury at your fingertips

Le pull iconique des îles Aran modernisé par Atelier Particulier

Quelques semaines après vous avoir fait découvrir le savoir-faire de Faïencerie Georges, voici la seconde édition des Dénicheurs du savoir-faire.

Pour rappel, les Dénicheurs du savoir-faire, c’est un projet de fond qui nous tient à cœur.

C’est le mariage entre une entreprise passionnée d’artisanat – Atelier Particulier - et un atelier possédant un savoir-faire d’exception.

Nous nous faisons fort de dénicher l’atelier, de comprendre son savoir-faire pour vous l’expliquer le plus fidèlement possible, puis de sélectionner directement dans les archives de l’atelier une pièce historique, qui illustre son savoir-faire.

Cette pièce, il ne s’agit pas de la reproduire à l’identique.

Avec l’atelier, nous nous faisons fort d’en moderniser les traits, pour vous l’offrir.

Notre objectif ? Vous donner accès à une pièce unique et de grande qualité. Tout en donnant une visibilité accrue à des ateliers indépendants, qui n’ont pas les moyens de se faire connaitre comme de grands groupes.

Ces réinterprétations des classiques du savoir-faire, issus des archives des ateliers que nous visitons, sont créées en exclusivité pour vous.

Après plusieurs mois de travail, nous sommes fiers de vous présenter cette nouvelle Edition des Dénicheurs du savoir-faire ! Un pull, 3 coloris, pour rendre hommage au savoir-faire lainier d'Inis Meain.

Pour cette seconde Edition, nous allons vous offrir un Pull. Mais pas n’importe lequel.

Vous connaissez les îles de Ré, aux Moines ou d’Yeu ?

Pour ce pull, nous quittons l’hexagone pour une vie insulaire. Dépaysement garanti.

Direction l’Irlande - sur une petite île de 9,6km² - à la rencontre de Tarlach et Fiona, les fondateurs de la marque de maille et tricot la plus mythique des îles Arans. Inis Meain.

Pourquoi mythique ?

Parce qu’il s’agit d’un atelier au savoir-faire unique au monde.

Ici, le superlatif n’est pas de trop. Il prend même tout son sens. L’histoire d’Inis Meain mériterait d’être raconté dans un livre du savoir-faire.

D’ailleurs, nous n’avons pas encore sorti de livre, mais nous allons vous raconter son histoire.

L'homme face à la nature. Voici l'histoire d'Inis Meain.

La genèse de cette 2ème Édition des Dénicheurs du savoir-faire débute loin du climat rugueux d’Inis Meain. Nous sommes à Paris, où nous rencontrons enfin Tarlach après quelques mois d’échanges par mail.

Pendant 2h, Tarlach nous conte son histoire, celle de son île et de sa marque. Ses mots résonnent en nous. 

Pourquoi ?

Parce que le projet d’Atelier Particulier et d’Inis Meain, c’est avant tout la rencontre de 2 passionnés de savoir-faire.

Deux marques engagées dans la valorisation et la préservation du savoir-faire. Mais à 2 époques différentes. Inis Meain durant les 2 dernières décennies du 20ème siècle et Atelier Particulier depuis 2013.

Voici le résultat de plusieurs longs mois de travail. En plus d’être beau, l’histoire de ce pull est incroyable.

Inis Meain x Atelier Particulier : Le territoire d'un pull et le pull d'un territoire

Au début des années 70, après avoir validé un diplôme en langue gaélique, Tarlach décide de se rendre sur l’île d’Inis Meain.

À la recherche d’un lieu authentique où la tradition gaélique ancestrale perdure, Tarlach est séduit par le côté isolé, presque perdu de l’île. 

Il faut dire qu’a cette époque, Inis Meain est une exception en Irlande. L’île n’a pas eu la chance de profiter du développement économique du reste du pays. 

Inis Meain est isolée, presque renfermée sur elle-même. Le tourisme qui se développe progressivement dans les îles irlandaises la boude et lorsque Tarlach pose pied à terre, seul un pub, un magasin et quelques bed & breakfast l’accueillent.

Tarlach de Blacam est une rencontre marquante dans notre histoire. Sa passion pour son île et ses savoir-faire est unique en son genre. Une belle source d'inspiration pour toute l'équipe d'Atelier Particulier.

Le poète Myllington Synge, un habitué de l’île d’Inis Meain entre 1898 et 1902 a écrit: « This is the last outpost of ancient Europe: I am privileged to see it before it disappears forever. »

Soit : ‘’C’est le dernier bastion de l’Europe d’antan, et je suis un privilégié de le voir afin qu’il ne disparaisse à jamais’’.

Concrètement, en 1973, l’île d’Inis Meain c’est :

  • Un peu moins de 200 habitants
  • Une majorité de pécheurs et d’agriculteurs
  • Un manque de ressources criant (pas d’électricité et un accès aux côtes irlandaises limité)
  • Une faune et une flore exceptionnelles (plus de 200 espèces d’oiseaux différents)

Tarlach nous expliquera que la vie y est alors si dure que l’île connait un exode rural sans précédent dans son histoire.

Sa culture, mais aussi et surtout ses savoir-faire, risquent de disparaitre.

Il y a 7 ans, notre première visite d’atelier changea notre vision de la vie que l’on souhaitait mener, du monde et donna naissance à Atelier Particulier. En 1973, quand Tarlach débarqua sur Inis Meain, il vécut une expérience similaire.

A l’image de notre première visite d’atelier, cette expérience changea sa vision du monde. Avec sa femme Fiona, une locale de l’île, il se mit en tête d’aider Inis Meain.

Que faire ? L’île était alors une île agricole et de pêche. Le tourisme aurait pu lui sembler prometteur.

Mais Tarlach lui préféra le savoir-faire lainier de ses habitants.

Une photo d'archive d'Inis Meain montrant un Curragh, un bateau traditionnel des îles Aran. Cet objet est tellement iconique que la marque en fera son logo. Pour la petite anecdote, il était de coutume de porter le bateau de cette manière.

David contre Goliath version savoir-faire

Sur l’île, chaque famille possède un métier à tisser. L’isolement économique a amené les habitants à cultiver l’art de la débrouillardise. Et à développer leurs propres savoir-faire, en résonance avec leurs besoins.

Ainsi, les femmes de l’île confectionnent depuis toujours les vêtements de leur foyer. Des accessoires et petites mailles pour les enfants mais aussi des pulls robustes et chauds pour les hommes qui travaillent en mer ou dans les champs.

Sur chaque métier à tisser, au sein de chaque foyer, les femmes à l’ouvrage laissaient court à leur imagination. Chacune créait ses propres points de tricot. Un patrimoine qui perdure encore aujourd’hui, comme vous allez le voir.

Sur l'île, le pull Aran est une pièce indispensable. Tout le monde en porte tant ses propriétés (chaleur et resistance) sont appréciés.

Pourtant, bien que la tradition lainière soit forte, tout reste à faire. Inis Meain est un petit poucet qui ne possède ni électricité, ni équipement, ni atelier structuré.

C’est le début du combat de Tarlach et Fiona.

C’est sur la base du savoir-faire de chaque foyer, à un moment où Inis Meain s’ouvrira un peu plus à l’extérieur, qu’ils montent un petit atelier artisanal, qui se compose au départ de 6 métiers à tisser similaire à ceux des foyers.

Pour le nom, ils ne sont pas aller chercher bien loin : l’atelier sera sobrement nommé Inis Meain.

Nous sommes en 1976. Et c’est à ce moment que le destin de l’île et de la marque se mêlera, jusqu’à devenir indissociable aujourd’hui

David est alors prêt à affronter les Goliath du savoir-faire textile mondial.

Toute une île réunie dans un pull

En chiffres, Inis Meain c’est 9km², 180 habitants et 20 artisans. L’atelier, c’est plus de 10% de la population aujourd’hui.

Et, dans les faits, c’est bien plus que cela. L’atelier Inis Meain est le lien de cohésion entre chaque habitant. Tout le monde a une femme, un mari, un cousin ou un oncle qui travaille à l’atelier.

Cette situation donne un rôle unique, dans l’histoire du savoir-faire, à l’atelier. La marque Inis Meain est le poumon social et économique d’Inis Meain, l’île.

Aussi, notre pull n’est pas un pull. C’est un bout de l’histoire insulaire, le don de la communauté d’Inis Meain à la communauté d’Atelier Particulier.

Un bout d'histoire !

Pour en arriver là, Tarlach, Fiona et ses artisans ont dû faire des choix forts.

Le premier est limpide. Le savoir-faire de l’île sera mis à contribution de la meilleure qualité possible.

Tarlach ne cesse de le répéter :

« Je préfère parler de la qualité de mes produits. Si les produits ne sont pas bons, peu importe l’histoire derrière, ça ne se vendra pas. »

Son positionnement premium, voire luxe, a pour vertu de mettre les artisans dans les meilleures conditions pour exploiter leur technique et expertise. Mais aussi de s’adapter au coût de la vie des insulaires.

Car c’est un fait. Acheter Inis Meain, c’est s’offrir l’une des meilleures qualités de maille du monde. Mais c’est aussi un acte de contribution à la protection du mode de vie de l’île :

  1. Un refus de la course à la production. Et, au contraire, une production artisanale à taille humaine pour s’assurer que chaque pull qui sort est celui que l’on souhaitait.
  2. Un refus catégorique de délocaliser le savoir-faire, même pour faire des économies
  3. Une sélection des meilleures matières et finitions, peu importe le coût (laine sourcée en Italie, confection en fully-fashioned, etc.)
  4. Un contrôle drastique de ses collaborations pour conserver la rareté des pièces. Ainsi, Tarlach ne voulait pas confectionner plus de 300 pièces pour nous cette année.

Dans l’univers du savoir-faire et du textile en général, ce positionnement n’est pas commun. Inis Meain est un extrémiste du savoir-faire. Leur responsabilité vis-à-vis de l’ile est si forte qu’ils ne font aucune concession.

La preuve avec notre pull.

Notre pull : l’héritage pour aujourd’hui

Vous l’avez certainement compris, Inis Meain n’est pas un atelier quelconque. Son histoire est une épopée unique en son genre. L’unicité de l’île a été fidèlement préservée. A tel point que, plus de 40 ans après sa création, Inis Meain est encore une marque de niche, uniquement connue des passionnés de belles pièces.

En sachant cela, nous sommes d’autant plus fiers de vous y donner accès cette année.

Pourquoi ? 

Parce que nous avons puisé dans l’histoire et le savoir-faire de l’île pour créer une pièce qui soit à la hauteur de la réputation de l’île tout en respectant l’ADN Atelier Particulier.

L'ADN d'Atelier Particulier, vous le connaissez, c'est le petit twist. Ici, le coloris vert chiné est une belle pièce, avec du caractère ! Et pourtant, elle est très simple à porter.

L’un des meilleurs exemples date de presque un siècle. Il s’agit d’une pièce d’archive qu’Inis Meain conserve précieusement : le pull de Máirtín Beag Gansey. Máirtín était marin-pêcheur sur l’île il y a plus de 100 ans.

Sa femme lui avait tricoté un pull. Et c’est ce pull qui se cache derrière notre pièce. Nous avons choisi une pièce chargée de l’histoire et du savoir-faire d’Inis Meain afin de la moderniser et de vous offrir un pull unique, avec du caractère.

C'est cette pièce qui nous a inspiré. Nous l'avons simplement modernisé pour vous permettre de porter le pull de Máirtín Beag Gansey tous les jours 😊

Pour cela, nous avons conservé les torsades et points tricots qui font le charme d’un pull de type Aran, comme celui de Máirtín Beag Gansey. Et parce que le savoir-faire d’Inis Meain n’a aucune limite, notre pull ne possède pas moins de 5 points différents.

Si vous êtes passionnés de tricots, vous connaissez la difficulté de cette réalisation.

En effet, une partie des machines à tricots utilisées sont traditionnelles. Comme à l’époque. L’artisan doit donc intervenir manuellement entre chaque nouveau point tricot. C’est un travail exigeant de longue haleine.

Aujourd’hui l'exigence est identique. Le temps passe, le savoir-faire reste.

Une fois les torsades sélectionnées, le pull a subi un petit lifting.

Pourquoi ? Tout simplement parce que le pull Aran traditionnel est (trop ?) massif. Notre défi était donc de conserver son authenticité et son caractère tout en le modernisant, afin qu’il soit portable au quotidien, par vous. 

Le premier coup de bistouri sera pour le col. On a remplacé le col montant par un col rond enveloppant et texturé.

Nous y avons retiré les boutons (qui étaient un peu datées années 90 selon nous), mais nous ne les avons pas supprimés : ils font partie de l’histoire d’Inis Meain.

D’ailleurs, Inis Meain possède un sourcing de boutons italiens incroyable.

Il aurait été dommage de s’en priver. Les boutons iront donc sur les manches afin d’ajouter un zest de fonctionnalité.

Nous nous sommes ensuite attardés sur la coupe. Traditionnellement très ample, nous nous sommes dirigés vers une coupe droite traditionnelle qui suit les lignes de votre silhouette sans jamais vous « coller ». D’un côté, c’est flatteur pour vous. De l’autre, nous respectons le style Aran. Sans tomber dans la caricature.

Une fois le style validé, nous avons planché, avec Tarlach et Fiona, sur les propriétés principales du pull et donc sur le choix de la laine.

Dans notre petit cahier des charges, nous avions noté :

  • Un pull chaud et robuste
  • Une laine très douce et enveloppante
  • Un coloris de fil sophistiqué, qui fait la différence

Historiquement, les pulls de type Aran sont confectionnés à partir de laine très épaisse utilisée pour les tapis.

Niveau douceur, on repassera.

Avec Tarlach, nous avons donc fait le choix de nous rendre en Italie pour choisir notre laine. A cette occasion, nous avons été surpris d’apprendre qu’Inis Meain avait le même fournisseur de laine que nous (pour nos écharpes notamment) : Zegna Barruffa.

Passionné par les belles matières, Tarlach a depuis quelques années choisies de privilégier la laine italienne à la laine irlandaise, moins adaptée à sa vision du pull parfait.

Zegna Baruffa, c’est un atelier qui ne cumule pas moins de 160 années de savoir-faire. C’est une grande institution italienne. Elle est reconnue par toutes les maisons, et ses concurrents cherchent souvent à égaler ses fils de laine, de coton, de soie. Et cette reconnaissance, elle l’a pour 2 raisons :

  • Elle maitrise 100% de sa chaine de production
  • Elle a un goût prononcé pour les matières nobles

Zegna est un atelier intégré. Elle garde un œil sur tout. De la sélection de la laine en passant par le nettoyage de la fibre, le peignage et le filage du fil. Perfectionniste, la manufacture possède même désormais son propre élevage de moutons en Nouvelle-Zélande. Maitrise totale du savoir-faire.

Ici, nous avons choisi avec Tarlach un fil laine Super Geelong Mérinos chiné aussi appelé Baby Mérinos.

C’est une fibre de laine extra fine issue exclusivement de la première tonte de l’agneau mérinos. C’est au Mérinos ce que le Baby cachemire ou le Baby alpaga sont à leurs laines respectives.

Niveau propriété technique, le Baby Mérinos répond à tous vos besoins :

  • Très chaude (idéale pour l’hiver en France)
  • Grande douceur (19,5 microns, soit aussi fin qu’un cachemire grade B)
  • Thermorégulant (impossible d’étouffer avec du mérinos, la laine s’adapte à son environnement)
  • Hypoallergénique (idéal pour les peaux sensibles)
  • D’un entretien facile (un bol d’air frais vous suffira à effacer les odeurs)
Un véritable cocon. Vous pouvez le porter avec un t-shirt ou une chemise en dessous.

Dernier point : pour faire honneur au savoir-faire d’Inis Meain et mettre en valeur cette belle laine, nous avons choisi 3 coloris qui ont histoire particulière. 

Inspiré de la nature de l’île, l’écru rappelle les roches qui parcelle l’île. Le vert, quant à lui, rappelle la verdure luxuriante de l’île. Et le bleu, bien sûr, la mer déchainée un jour d’orage. 

Ce pull, nous l’avons pensé avec Inis Meain comme une ode au voyage. Ici, notre mission c’est de vous faire voyager sur une île que vous ne pourrez probablement jamais visiter.

Nous espérons que cette seconde Édition des Dénicheurs du savoir-faire vous plaît. De notre côté, nous avons pris un grand plaisir à vous faire découvrir cette histoire unique en son genre.

Elle est à n’en pas douter le début d’une belle relation. Nous voulons continuer à nous engager auprès d’Inis Meain pour protéger le savoir-faire de leur île. Et nous espérons que vous serez nombreux à nous suivre dans ce projet.

Nous vous donnons rendez-vous jeudi à 10h sur atelierparticulier.com pour le lancement de la précommande.

En tout, 300 pièces seront disponibles.

En attendant, si vous souhaitez en savoir plus sur l’histoire d’Inis Meain, nous vous invitons à lire le reportage que nous avons fait à son sujet : https://atelierpart.co/L-histoire-d-Inis-Meain

A jeudi,

Fulbert, Benjamin et l’équipe AP