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Limoges-Bénédictins, poumon de la ville porcelaine

Pour une ville, sa gare est une membrane, un poumon. Premier lien avec l’extérieur, elle abrite les passants d’un jour comme les habitants en partance vers d’autres régions. Lieux d’échanges commerciaux, elle irrigue de flux de marchandises l’ensemble de son territoire. De là, elle gagne sa réputation en tant que ville qui compte, ou la perd.

Pour Limoges, la gare des Bénédictins est cela. Et bien plus encore. Elle est le monument-repère de la ville et de ses habitants.

 

Depuis Paris, arriver en gare de Limoges-Bénédictins, c’est une récompense.

En 1967, le Capitole, alors le train le plus rapide de France, avec des pointes à 200 km/h, relia Limoges à Paris en moins de 3h. Prouesse technique qui fut un évènement à l’époque, dans la ville comme dans les journaux.

Plus de 40 ans plus tard, le Capitole n’est plus. Mais la durée reste la même. Pour qui a l’habitude de prendre le TGV, les 3h de trajet semblent se faire au pas. 3h qui laissent défiler les paysages de cocagne les uns après les autres. 3h d’une succession de paysages plus ou moins vallonés, mais toujours verdoyants. 

Presqu’arrivé, lorsque le train emprunte son dernier virage, on ne peut qu’être en arrêt devant le campanile qui dessine sa silhouette fière et droite sur le ciel. Rares sont les gares qui s’imposent au regard avec tant d’autorité.

La gare de Limoges et son architecture unique dans la région. Nous y avons posé les pieds à de maintes reprises pour rendre visite à nos ateliers Limougeauds, mais l'effet reste identique. Impressionnant !

A Limoges, le campanile de la gare est un phare dans la ville. Plus haut bâtiment alentours, ses 67 mètres donnent à voir l’architecture bâtisseuse de l’entre deux-guerres.

Ce campanile est là comme s’il l’avait toujours été. Personne ne remettrait en cause sa présence, tant il s’impose. Mais c’est vite oublier que l’inauguration de la gare Limoges-Bénédictins, à l’endroit même de la 1ère gare, fut le résultat de plus de 15 ans d’atermoiements qui virent s’affronter les arguments au sein du conseil municipal comme de feu la Compagnie des chemins de fer Paris-Orléans.

Pour aboutir en 1929 à la gare telle qu’on la connaît aujourd’hui, 6 projets furent imaginés dès 1908 et la fameuse tocade du ministre des Travaux Publics de l’époque jugeant « la gare existante indigne d’une ville comme Limoges. »

Son campanile vous impressionne-t-il autant que nous ?

Trois hommes, trois talents

Si plus de 200 ouvriers, la plupart italiens, participèrent à la construction de la gare, l’Histoire retient le nom de 3 d’entre eux.

Le 1er est attaché de manière indélébile à la ville de Limoges.

Roger Gonthier, architecte, fut à l’origine des Abattoirs de la ville ou encore de la cité-jardin de Beaublanc. C’est à lui que l’on doit l’ossature en béton armé et en acier de la gare ; 10.000 m3 de béton, 2.800 m3 de pierres et 1.800 tonnes d’acier furent nécessaires à l’édification de ce mastodonte architecturale, de son campanile et de son dôme caractéristiques. Ceux-ci définissent, encore aujourd’hui, l’identité architecturale de la préfecture de Haute-Vienne.

Mais la gare de Limoges n’est pas qu’une architecture. C’est aussi une synthèse de l’identité limougeaude qui se donne à voir au visiteur dès son arrivée. Le sculpteur Henri-Frédéric Varenne en est à l’origine. Connu pour ses travaux à Tours (Hôtel de Ville, basilique Saint-Martin) ou à Paris, comme à la gare d’Orsay, son travail sur la gare Limoges-Bénédictins illustre notamment les savoir-faire de la région. Dès l’entrée de la gare, le visiteur est accueilli par deux allégories féminines aux dimensions imposantes représentant la porcelaine et l’émail ; elles donnent ainsi à voir Limoges comme terre des arts du feu.

Le travail du sculpteur célèbre également la Compagnie Paris-Orléans, notamment par le biais de 4 sculptures de stuc figurant les 4 régions desservies par celle-ci : le Limousin, la Touraine, la Gascogne et la Bretagne. 

Enfin, qui ne s’est pas arrêté dans son hall majestueux ? Qu’il fasse grand soleil ou temps d’orage, au petit matin comme au crépuscule, le hall se pare de teintes de lumières diverses qui varient en fonction des conditions extérieures. Ces teintes prisent par le hall sont le reflet de la météorologie. Le secret ? Un travail sur les vitraux réalisé de main de maitre par Francis Chigot, élève des arts décoratifs. Là aussi, ses travaux rendent notamment hommage à l’identité limougeaude, en faisant la part belle à l’arbre de la région : le châtaignier. Il faut dire que Chigot est enfant du pays ; son influence fut telle à Limoges que ses disciples perpétuent son héritage encore aujourd’hui au sein de l’Atelier du Vitrail.

La construction de la gare en 3 étapes !

Historique ce monument

Au-delà de son intérêt culturel et patrimonial, la gare, de par sa position centrale sur le réseau ferre comme par ses dimensions, notamment son hall de 4.000m², joua un rôle central lors de la seconde guerre mondiale.

D'abord point d'accueil des réfugiés espagnols chasses par le régime franquiste dès 1937, elle fut ensuite tiraillée entre occupation allemande et résistance française. Occupée par les troupes allemandes de 1942 à 1945, la Wehrmacht alla même jusqu'à utiliser comme abri souterrain une voie routière passant sous les voies. Mais la résistance s'organisa au sein même de la coupole, les cheminots s'activant. Un émetteur-récepteur fut installé au sein des horloges du campanile et fut décisif dans certaines activités de la Royal Air Force.

Intacte post-guerre et forte de son héritage architecturale et artistique, c'est en janvier 1975 que la gare de Limoges-Bénédictins a été consacrée à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Cette consécration marqua alors la reconnaissance de l’intérêt patrimonial pour la Région.

Un patrimoine qui fut à deux doigts de périr par les flammes. En milieu de journée, en février 1998, un incendie se déclara au cœur du dôme principal. Hauteur du bâtiment, chaleur et propagation de la fumée rendirent le travail des pompiers difficile. Seule la mise à nu des plaques de cuivre du toit permit de circonscrire le feu. Les habitants de Limoges s'en souviennent encore.

Limoges entretient une relation étroite au savoir-faire ; celui-ci traverse les âges et les générations. Seul le maintien de ces traditions du faire permit de remettre en état le dôme, moins de 2 ans après l'incendie.

Un savoir-faire vivant, pour l'entretien du patrimoine commun.

Après l'incendie, les compagnons du tour de France ont joué un role prépondérant dans la reconsctruction de la gare. Leur rôle est essentiel. Ils sont à la fois gardien et professeur des savoir-faire.
La belle ville de Limoges et son architecture typique.

Cet article est un extrait tiré de notre magazine SAVOIR-FAIRE_etc paru en avril.

Avec SAVOIR-FAIRE etc., notre ambition est de vous faire voyager au cœur des savoir-faire de nos régions et d’ailleurs.

Nous rencontrons au cours de l’aventure Atelier Particulier des artisans d’exception, des régions somptueuses, des savoir-faire traditionnels rares et prestigieux qui doivent être transmis. SAVOIR-FAIRE etc. est le journal de bord de ce voyage.

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