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  • Luxury at your fingertips

Interview Tarlach de Blacam

Jeudi, nous vous avons présenté notre nouveau pull issu de la seconde Edition des Dénicheurs du savoir-faire.

Après Nevers et notre rencontre avec Faïencerie Georges , nous vous emmenons cette fois-ci en Irlande, sur une petite île des Arans, pour vous faire découvrir le savoir-faire lainier ancestral d’Inis Meain.

Cette marque-atelier a réussi, en a peine 50 ans, à se construire une renommée digne des plus grands ateliers du monde.

Ses pièces sont présentes dans les magasins les plus haut de gamme et sélectifs du monde.

Pourtant, à la base, il n’y avait rien. Pas d’électricité, moins de 200 habitants, un accès limité aux matières premières et aucune machine de pointe.

L’histoire de cet atelier s’est construite simplement :

  •   Une dose de savoir-faire
  •   Beaucoup d’huile de coude
  •   Une grande cuillère d’audace

Cet atelier, c’est aussi et surtout l’histoire d’un homme et d’une femme Tarlach et Fiona de Blacam.

Deux passionnés du savoir-faire qui ont cru, 50 ans avant tout le monde, que l’artisanat était le meilleur point d’entrée pour relancer l’économie de leur petite île. Ils y ont cru. Et ils l’ont fait.

Nous avons eu la chance d’interviewer Tarlach, voici son histoire en 5 questions.

Pourquoi êtes-vous venus sur l'île en premier lieu ?

Je venais ici il y a bien des années alors que j’étais étudiant dans les langues celtiques, ce qui est un diplôme fabuleux. Le professeur envoyait ses étudiants ici pour étudier l’irlandais, et je suis tombé amoureux de l’endroit. Par la suite, j’ai rencontré une jeune femme native de l’île qui enseignait à Dublin, et après nous être mariés, nous avons décidé de nous installer ici. Dans un premier temps, nous venions pour écrire de la poésie et de la littérature !

L'histoire de votre marque et de votre île est très inspirante. Pourriez-vous revenir sur ce qui vous a donné envie de vous investir pour l’île ? 

Le lieu était en déliquescence. Beaucoup de personnes partaient pour de bon. Nous voulions faire quelque chose pour créer de l’emploi, et ça tombait sous le sens de se focaliser sur une activité commerciale qui honorait l’héritage de l’île.

Comment expliquez-vous le succès d'Inis Meain ?

Si vous achetez un de nos tricots Inis Meáin, vous ne trouverez jamais ce design ailleurs. Jusqu’aujourd’hui, la philosophie qui se cache derrière a été quelque chose de spécial, quelque chose de nouveau, différent, mais toujours inspiré par la tradition, les archives, les tricots authentiques des habitants ; mais réalisé sous un nouvel angle et d’une nouvelle manière.

Avec Inis Meain vous avez réussi à faire briller le savoir-faire des îles Aran. Comment expliquer à notre communauté la différence entre votre savoir-faire et celui des autres marques ? / Comment vous situez-vous par rapport au reste de l'Irlande ? À la fois en matière de savoir-faire et de culture ?  

Nous allons à contre-courant de ce qu’a fait le reste du marché irlandais de la maille, dans le sens où une grande partie de la maille prétendument irlandaise est en fait importée.

Et pour le futur, quels sont vos objectifs ? / Quel est le futur ?

Je vois l’entreprise se développer dans le futur grâce à une valeur élevée plutôt qu’un volume élevé. Il s’agit de meilleure valeur, meilleure qualité et de fibres plus chères.

Grâce à leur projet, Tarlach et Fiona De Blacham ont donné un second souffle à l'île d'Inis Meain.

En plus de faire rayonner la culture de l'île et son savoir-faire lainier, la marque-atelier Inis Meáin emploie plus de 10% des habitants de l'île ! Une histoire hors du commun, à laquelle nous avons consacré un article à part entière.