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Et si la Normandie, c’était plus que le camembert ?

Dans un dîner en ville, si vous dites Normandie, quels sont les mots qui viendront à l’esprit de vos convives ?
Camembert, Calvados, vaches normandes, Deauville, maisons à colombages, non ? 

Les images d’Épinal ont souvent la vie dure. Mais saviez-vous que la Normandie abrite un pôle de référence de l’artisanat du cuir ?
Car, encore aujourd’hui, ce sont 200 entreprises qui font battre le cœur normand pour la maroquinerie.

Comme tous les artisanats français, la maroquinerie normande a souffert de la concurrence des pays à bas coûts. Mais, depuis quelques dizaines d’années, elle a repris des couleurs. Sa proximité avec Paris, les besoins croissants des maisons de luxe comme la qualité de son savoir-faire en font aujourd’hui un acteur incontournable du luxe. A noter que l’impulsion d’Hermès a été déterminante dans ce renouveau et la formation de centaines d’artisans.

Parmi ces ateliers de Haute Confection, nous vous proposons d’en visiter un pour comprendre comment est réalisé un porte-cartes dans les règles de l’art (maroquinier).

Mené par la 3ème génération, au cœur du pays normand, cet atelier héberge une quinzaine d’artisans. A taille humaine, donc. Spécialisé au départ dans la ceinture, il a élargi son savoir-faire à la petite maroquinerie, sous l’impulsion des 3 ou 4 principaux noms du luxe français.

Voici les principales étapes de confection d’un porte-cartes qui racontent le savoir-faire de cet atelier.

On l’oublie souvent, mais la 1ère étape de toute pièce de maroquinerie, petite ou grande, réside dans la sélection du cuir. Cette étape essentielle repose sur l’œil de l’artisan, qui sait détecter les défauts et les contourner avant même de commencer la découpe.

La coupe, elle, se fait en deux étapes : la pré-coupe. Grossière, elle permet de ne retenir que les pièces de cuir sans défaut. Tout en maximisant l’utilisation de la matière : il faut en perdre le moins possible.

Puis, à l’emporte-pièce, la presse à découper vient cisailler proprement le cuir aux dimensions exactes voulues.

Ensuite, l’artisan minutieux vérifie l’épaisseur de son cuir sur toute la surface : l’homogénéité est clé ! Son outil ? Une pige ; munie d’un cadran, elle lui permet de voir directement s’il est nécessaire de refendre la peau. Le refendage est le nom barbare synonyme, dans l’artisanat du cuir, d’amincissement.

Vient ensuite le filetage. A l’aide du fer à filet, l’artisan vient imprimer sur le cuir un trait fin qui vient souligner ses contours. Interdit de trembler alors !

Résultat ? la feuille de cuir prend un aspect légèrement bombé, signe d’une attention extrême aux détails.

Ensuite vient l’étape délicate du collage : il s’agit d’assembler chaque empiècement de cuir qui viennent composer le porte-cartes. Cette étape précède celle de la teinture de tranches.

S’il ne faut pas trembler lors du filetage, la teinture interdit le mouvement. Sauf celui, précis, de la main, qui vient contourner les rebords pour déposer, en plusieurs couches, une fine couche de peinture.

Enfin, la touche ultime : la couture. Il va sans dire que cette étape est souvent absente ou négligée. Elle a pourtant deux intérêts : l’esthétique et la solidité. Une couture de qualité garantira la durabilité du porte-cartes.

En tout, de bout en bout, la confection d’un porte-cartes prendra deux heures. Et si vous essayiez ?